SHUT UP PLEASE .
Je ne suis pas si étrange tu sais, je me lève le matin, je me couche le soir, je souris la journée, et je pleure la nuit. Je suis comme toi, j'ose pas prendre des décisions, je suis comme toi, je ne sais jamais quoi choisir alors je ne choisis rien, car choisir veut dire renoncer. Je me tais. J'avance, même si je n'aime pas ce chemin, j'avance sur cette route, alors que je ne sais même pas pourquoi. Optons pour la triste facilité. Je suis lâche. Tu sais quoi? Je suis lâche. Et tu sais quoi? Tu me fais mal. Tu veux que je te dise comment ? Tu m'arraches chaque partie de mon coeur en l'écrasant, avec toujours ce faux-sourire aux lèvres qui ne part jamais chez toi. Le pire, c'est que tu le sais. Tu le sais que je saigne sous les coups de tes mots. Mais tu continues, de plus en plus fort. Encore, encore.. Ma douleur te serait-elle jouissive ?
Je me lève, je claque la bise sur les joues des mêmes hypocrites, chaque matin, je pose la même question avec toujours ce faux sourire aux lèvres"Comment tu vas?" en me fichant éperdument de la réponse vu que c'est à chaque fois la même. Répétition de cette politesse à la con. On passe nos journées en pensant au week end, croyant que c'est ça le bonheur, faire la fête à en crever le samedi soir, pour espérer que le dimanche matin, les choses ai changées. Mais je stagne. Eternellement. Mais vous, jeunesse dorée à la con, c'est encore pire. Sortir au you chaque week-end, baiser le premier soir, avoir 700 amis et vivre de champagne et de clope, c'est la certitude d'être entouré, aimé, accepté. Mais tellement seul, au fond, car tout est faux, truqué, usé. Le pire, c'est que vous osez songer que c'est ça le bonheur. Quand je dis "vous" je parle des jeunes qui se trimballent dans les rues avec un sac gucci à 13 ans, en se faisant baiser dans les toilettes du louise chaque vendredi soir par des pervers de 30 ans. C'est triste, penser que c'est ça le bonheur, les lèvres suspendues sur le corps d'un inconnu après avoir bu quelques verres de vodka de trop, pensant à la nouvelle robe que vous allez acheter. C'est tellement plus simple de ne pas se chercher, qui on est vraiment, de ne même pas oser y penser, et de correspondre à ce que la société nous demande pour exister, pour avoir de la valeure : Sois belle, bête, gentille et consomme. Le bonheur, ce n'est pas ça. Le bonheur, c'est se mettre à nu. Oser. C'est au-delà de ce faux sourire, de ces 600 faux amis, de ces soirées trop alcoolisées. Oui, car, petite poufiasse, si je t'enlevais ton jeans à 500 euros, ton portefeuille qui déborde de tune, et ta couche de fond de teint, tu ne serai plus grand chose il me semble
ll est tellement plus facile de dévoiler son corps, que de dévoiler son âme.